Le Cégep de Matane devient un partenaire majeur
Publié le 26 fev 2010
Depuis 3 ans le comité d,aire protégée utilise les services d'imprimerie, de téléphonie interurbain et de services audio-visuels du Cégep de Matane pour le développement du projet . Nous avons plusieurs centaines de dollars de services que nous avons utilisés et payés lors de ce travail.
Le Cégep de Matane devient partenaire mejeur du projet en remboursant au comité ces frais, qui pourront être investis dans d'autres volets de développement du projet. Nous en sommes très reconnaissants, au Cégep et à tous nos autres partenaires!
Le projet est déposé au MDDEP
Publié le 15 fev 2010
Nous avons expédié notre projet au Ministère du développement durable, de l'environnement et des parcs ce jeudi 18 février. Nous avons envoyé des copies au bureau chef à Québec et au bureau régional de Romouski.
Le projet sera maintenant analysé par les experts du Ministère.
Randonnée familiale le dimanche 4 octobre!
Publié le 29 sept 2009
Venez marcher sur le Sentier international des Appalaches avec des membres du Comité qui propose l'établissement d'une aire protégée sur ce territoire.
Randonnée familiale dans le secteur du mont de l'Ouest. Rendez-vous à 9h00 le dimanche 4 octobre au Poste John de la Réserve faunique de Matane.
Amenez vos bottes ou souliers de marche, un ou des bâtons de marche si vous le souhaitez, un dîner, une collation, de l'eau et un bon manteau adapté à la météo prévue.
Au plaisir de respirer l'air d'automne des montagnes en bonne compagnie!
Un inventaire terrain complété avec succès !!!
Publié le 07 sept 2009
Le Comité pour l'établissement d'une aire protégée dans les Chic-Chocs de la Réserve faunique de Matane a complété avec succès un inventaire terrain pour documenter la présence d'espèces d'oiseaux en péril sur le territoire ciblé par leur projet
Durant la semaine du 22 juin 2009, une équipe d'ornithologues a scruté les forêts et les lacs des sommets des Chic-Chocs dans la Réserve faunique pour y chercher la Grive de Bicknell et le Garrot d'Islande, deux espèces aviaires en péril qui nichent potentiellement sur ce territoire.
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et la province de la Nouvelle-Écosse, ont inscrit sur leurs listes la Grive de Bicknell comme espèce préoccupante, ce qui signifie que celle-ci possède des caractéristiques qui la rendent particulièrement vulnérable aux activités anthropiques (des humains) ou aux phénomènes naturels. Aux États-Unis, la Grive de Bicknell a été nommée espèce aviaire de première priorité. (Informations tirées de la fiche de la Grive de Bicknell de la série Faune et flore du pays du Service canadien de la faune). Ce petit oiseau est très discret. Elle est habituellement détectée et identifiée par son chant uniquement.
Notre inventaire, organisé par l'ornithologue M Pierre Fradette, Coordonnateur du programme SOS POP qui recueille des données sur les espèces aviaires en péril au Québec, a permis d'observer et même de photographier la Grive de Bicknell sur plusieurs sommets des Chic-Chocs de la Réserve faunique de Matane, incluant le mont Blanc, le mont Pointu et le mont Bayfield. L'équipe a documenté pas moins de 15 individus différents ! M Fradette a travaillé avec d'autres ornithologues, bénévoles, incluant son frère, Louis Fradette, qui fait partie du comité pour l'établissement d'une aire protégée et M Jean Munro, ornithologue basé à Rimouski. Lors des recherches pour cette grive, M Louis Fradette et M Jean Munro ont également observé un Faucon pèlerin sur le Mont Blanc, autre espèce qui apparaît sur la Liste des espèces fauniques menacées ou vulnérables du Québec. De plus, M Pierre Fradette a observé plusieurs spécimens de la Paruline du Canada et de la Moucherolle à ventre jaune à l'Ouest du Lac Matane. Ces espèces ont un statut international de préoccupation mineure, désignées par le IUCN (International Union for Conservation of Nature).
Un biologiste de l'UQAR, M Jean-François Ouellet, a également pris part à cet inventaire de terrain. Il s'est rendu à l'extrémité est du territoire ciblé par le projet d'aire protégée, aux alentours de l'Auberge de montagne des Chic-Chocs et des monts Matawees et Coleman. Son but : tenter d'observer le Garrot d'Islande (ou Garrot de Barrow) en période de nidification.
Au Québec, le Garrot d'Islande est beaucoup plus rare que son proche parent le Garrot à ?il d'or, qui lui se reproduit à peu près dans toutes les régions du sud de la province. Non seulement la petite population du Garrot d'Islande qui hiverne au Québec est très vulnérable (à l'échelle du pays, cette espèce a le statut de préoccupante, désignée par la COSEPAC), mais certains inventaires laissent croire qu'elle pourrait être en déclin. Le nombre de garrots recensés en hiver dans l'estuaire du Saint-Laurent pourrait avoir chuté d'environ 35[pourcent] depuis une quinzaine d'années. L'aire de nidification du Garrot d'Islande dans l'est de l'Amérique du Nord est longtemps demeurée une énigme chez les biologistes. Elle a été finalement découverte durant les années 1990. Toutes les observations de nidification situées à l'est des Montagnes Rocheuses étaient regroupées au Québec, en forêt boréale sur la rive nord de l'estuaire du St-Laurent entre, approximativement, le Saguenay et la Minganie (Source : fiche du site web du Service canadien de la Faune).
Lors de cet inventaire, M Ouellet a eu l'occasion d'observer des Garrots d'Islande (un mâle et une femelle adultes) aux lacs Bardey et Coleman ! La date de l'observation suggère très fortement que l'espèce niche sur le territoire. Par cette observation, on peut affirmer qu'il y a présence de cette espèce sur le territoire ciblé par le projet d'aire protégée. M Ouellet affirme que la gestion de ce paysage doit maintenant tenir compte de cette espèce en péril.